habitat sain

Et si l’hygiène de l’habitat c’était aussi de savoir utiliser des matériaux naturels & locaux afin d’évoluer dans un environnement propice au bien-être & à la santé ?

Chez soi, il est d’usage de se sentir en sécurité, à l’abri des agressions et pollutions extérieures en ville comme à la campagne. Mais qu’en est-il de l’air intérieur que nous respirons ?

La chimie industrielle sait faire usage de moyens pour camoufler les odeurs désagréables. En fait, on observe des concentrations de produits chimiques importantes dans l’air, même si inodore.  Ces produits sont nécessaires à la création ou l’utilisation de ces nouveaux matériaux dits contemporains. L’air contient bien souvent des résidus cancérigènes de nombreuses natures.

Un rapide tour de la situation pour un habitat sain :

habitat sainLes matériaux de construction

Les COV ( composés organiques volatiles) émis par les matériaux de constructions sont les premiers responsables de la pollution de l’air ambiant.

Le bois, pesticides et formaldéhyde.

Celui utilisé pour construire n’est pas brut. Il est la plupart du temps reconstitué à l’aide de colles toxiques contenant des résines et du formaldéhyde. Il est aussi  traité contre les insectes xylophages et les champignons.

Le bois de charpente à lui seul peut être un polluant majeur. Il subit des traitements fongiques, insecticides et des solvants. De nombreuses personnes témoignent d’intoxication au pentachlorophénol (PCP), un produit qui fut fort utilisé durant de nombreuses années.

Il existe heureusement aujourd’hui des traitements du bois de type « WoodBliss » qui changent la structure du bois, et le protège des xylophages. Les cires, et huiles naturels l’habillent et le protègent.

La laine de verre & laine de roche

Elles contiennent des fibres (entre 1 et 10 microns), susceptibles d’atteindre les alvéoles pulmonaires. Elles sont un peu moins nocives que l’amiante, mais peuvent irriter les yeux, le système respiratoire, et la peau.

Lorsqu’ils sont liés avec des résines (urée-formol ou phénol-formol), ils peuvent émettre du formaldéhyde.

Il est important de veiller à l’étanchéité des zones en contact avec ces matériaux, sous réserve d’être amené à côtoyer éternellement les fibres indésirables qui s’immiscent avec les courants d’airs par de petites  zones tel qu’un plafonnier mal isolé.

Les revêtements de sol, et muraux

hygiene naturopathie

Leur pollution est variable. Elle dépend essentiellement des matériaux et de la colle utilisée pour la pause.

Moquettes et tapis au support en mousse synthétique rejettent des COV : monomères, solvants, agents plastifiants, formaldhéyde, styrène, butène, isocyanate…

Les parquets contrecollés émettent du formaldéhyde et des COV. Les stratifiés contiennent des résines.

Les revêtements de sol en plastiques pouvaient contenir jusqu’à 5% d’amiante il y a encore trente ans. Sur ce type de matériaux, l’usure est à surveiller pour éviter la diffusion de fibres dans l’atmosphère.

Les papiers peints lessivables sont de probables émetteurs d’acétate de vinyle, styrène, chlorure de vinyle, plastifiants, monomères, fongicides, formaldéhyde.

Les tissus muraux en textile synthétique émettent des COV , ils contiennent du formadéhyde pour les rendre infroissables, ils sont traités contre les tâches (tout comme les canapés et fauteuils). Les peintures

Mobiliers & décoration, Nuisibles invisibles

Saviez-vous que l’arrêté du 5 mai 2009 permet l’introduction de déchets faiblement radioactifs dans le ciment, la laine de roche, des parpaing, le ballast des routes, des véhicules…? De la même manière, chaque citoyen peut se voir participer volontairement ou non au retraitement des déchets nucléaires lorsqu’il achète son mobilier.

En fait il n’y a que les produits touchant directement le corps qui ne peuvent contenir de déchets radioactifs. Les vêtements, jouets, contenants alimentaires sont concernés.  La Criirad (commission de recherche et d’information indépendante sur la radioactivité) déconseille fortement cette mesure qu’elle accuse de profiter uniquement aux industriels du nucléaire en se montrant ferme dans sa position de protection de la population.

Faire les bons choix lors de la construction / rénovation.

habitat sain

Il n’est pas si loin, le temps où nos ancêtres construisaient avec les matériaux locaux, accessibles et presque gratuits. Les hommes utilisaient la terre du jardin (comme les maisons en Pisé) ou le bois local.

Il est encore possible dans beaucoup de région de revenir à des techniques de constructions locales écologiques et saines. Les parquets massifs, les carrelages de céramiques, les linoléums, les fibres végétales naturelles, sont vus comme une alternative applicable de suite, même si plus coûteuse.

Il peut être intéressant de focaliser en premier lieu sur les pièces à vivre et les chambres à coucher (dans lesquelles nous passons la moitié de nos journées en moyenne). Retirer d’abord les matériaux les plus polluant et  s’informer avant d’en remettre.

Renseignez-vous.

enduit terre crue

 

 

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Référence bibliographique :

« Nos maisons nous empoisonnent : Guide pratique de l’air pur chez soi » de Georges Méar

Image :

https://www.pexels.com/photo/black-wooden-round-analog-wall-clock-on-brown-wooden-wall-121537/

https://www.pexels.com/photo/black-wooden-wardrobe-and-white-and-pink-pedestal-lamp-inside-the-room-177143/