Selon la science, remplacer 1% de notre génome se calcule en millions d’années, période durant laquelle “l’évolution” parvient à  faire le tri entre les bonnes et les mauvaises mutations. On peut dés lors s’interroger sur les capacités de notre organisme à s’adapter à une alimentation cuite transformée chimiquement par la cuisson,  dénaturée et vidée de la majorité de ses nutriments.

L’alimentation Originelle.

Durant plusieurs millions d’années l’ Hommes mange complètement cru. Lorsqu’il commence à intégrer le feu pour cuire des aliments, ses pratiques changent. Il passe progressivement de chasseur-cueilleur à éleveur-cultivateur.

Il modifie certains céréales afin d’en améliorer la productivité et commence à en consommer d’importantes quantités au détriment de tous les végétaux que fournissait la cueillette. Simultanément, il se met à l’élevage et introduit la consommation des produits laitiers.

Adaptation ?

Compte tenu de la vitesse d’évolution de notre génétique, l’organisme semble difficilement adapté à une alimentation dénaturée.

” L’homme et le chimpanzé sont deux parents très proches et ont en commun plus de 99% de leur patrimoine génétique… L’hémoglobine normale est constituée de 146 acides aminés dont la composition varie d’un animal à l’autre. On dénombre 61 différences entre la grenouille et l’homme, 27 entre le cheval et l’homme, et aucune entre le chimpanzé et l’homme. ”

“Les groupes sanguins des primates et des hommes sont les mêmes, et ils ont en commun 99.3 % de l’information génétique contenue dans leurs gênes respectifs.”.

(A quoi nous destine notre organisme et quelle est notre alimentation physiologique ? En savoir en cliquant ci-dessous 🙂

Les besoins nutritionnels

Les conséquences d’une alimentation cuite : Le Dr F. Pottenger et ses travaux.

Afin d’étudier la résistance à l’injection d’hormones de synthèse, le Dr Pottenger utilise un cheptel de près de 900 chats qu’il doit nourrir. Il leur fournit d’abord un régime alimentaire cuit, puis le groupe de chats grandissant et les fournitures d’aliments cuits ne suffisant plus ; il se tourne vers le boucher du coin qui lui donne des restes de viande crue.

Pottenger s’aperçoit progressivement que les chats nourris au cru deviennent plus résistants aux expériences menées sur eux. Cette découverte le fait bifurquer dans ses observations et abandonner ses recherches en endocrinologie pour se concentrer sur l’incidence de l’alimentation sur les organismes vivants de ses animaux cobayes.

Pour les chats qu’il nourrit au cru, il observe des animaux à la santé excellente, sans agressivité ni allergie, au poids stable, au poil brillant, et avec une progéniture pleine de vie.

Pour les chats qu’il nourrit au cuit, il voit des animaux qui dégénèrent progressivement, et dont la progéniture est de plus en plus sous-vitale. Chaque nouvelle génération voit apparaitre plus de malformations,  l’ossature est plus fine et ramollie créant des fractures, les animaux sont agressifs, irritables, avec des comportements sexuels anormaux qui ne s’observent pas dans le groupe au cru (les  comportements sexuels sont inversés : le mâle est soumis, la femelle domine, avec des tentatives fréquentes d’accouplement des mâles entre eux).

Le Docteur repasse au cru des portées de chats dont les géniteurs étaient alimentés au cuit, il observe une réversibilité progressive de leur condition. La troisième génération de ces chats réalimentés au cru redevient parfaitement fonctionnelle et sans difformités.

Des exemples chez l’Homme ?

Selon Evelyne Peyre du laboratoire d’anthropologie biologique du musée de l’Homme, ” Les hommes du néolithique étaient en meilleure santé que ceux du Moyen Âge ” et selon le Dr Gilles Delluc les hommes de Cro-Magnon ” ne souffraient pas de carence alimentaire, ni d’ostéoporose “. Les hommes préhistoriques ne connaissent ni la tuberculose, ni la lèpre, la syphilis vénérienne ou le paludisme. Les paléo-anthropologues l’affirment, car toutes ces maladies s’impriment dans les os.

Selon le Docteur Edward Howell  les maladies humaines ont commencé quand l’homme a appris à cuire sa nourriture :
“C’est ce qu’indiquent des preuves évidentes. Par exemple, l’homme de Néanderthal, il y a 50 000 ans, utilisait le feu largement dans la cuisine. Il vivait dans des grottes et mangeait surtout des viandes grillées sur un feu continu qui réchauffait les grottes. (…)
Des preuves fossiles. Nous savons que l’homme de Néanderthal souffrait d’arthrite invalidante très répandue (fully-developed crippling arthritis). Il est possible aussi que l’homme de Néanderthal ait souffert du diabète, du cancer ou des reins et ainsi de suite.
Cependant, nous ne saurons jamais rien de cela puisque tous les tissus mous ont disparu sans laisser de traces.
Par ailleurs, un autre habitant des grottes était l’ours des cavernes. Cette créature protégeait l’homme de Néanderthal contre le tigre (cave tiger), qui voulait aussi se réfugier dans la grotte pour éviter les conditions météorologiques glaciales. L’ours des cavernes, selon les paléontologues, était un animal partiellement domestique et qui a très probablement vécu et partagé le même espace que l’homme de la grotte. Comme l’homme de la grotte, l’ours des cavernes a également souffert de l’arthrite chronique, déformante.”

Plus récemment, l’exemple des Esquimaux

Bien qu’évoluant dans un environnement franchement peu adapté à l’espèce tropicale que nous sommes, les esquimaux ne souffrent initialement ni de maladies cardio-vasculaires, ni d’infections des voies respiratoires comme le rhume ou les coups de froid. C’est en changeant leurs habitudes alimentaires, passant des viandes, des poissons sauvages crus ou séchés, de panse de ruminants fermentées et de pousses végétales  à l’alimentation contemporaine de type occidentale  que l’on connait que l’on voit pointer les premiers maux. Des maladies qui sont similaires à nos pathologies de pays développés : stress, allergies, asthme, rhumatismes, alcoolisme, violence, maladies cardio-vasculaires etc.

 

Toujours selon Howell :

Le mot esquimau lui-même vient de l’expression indienne et signifie « Celui qui mange brut / cru ». Soit dit en passant, il n’y a pas de tradition d’Homme Médecine parmi le peuple esquimau. Mais parmi les groupes, comme les Amérindiens, qui ont mangé largement des aliments cuits, l’homme médecine avait une position éminente dans la tribu.

 

 

 

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Ressources bibliographiques & Références :

Le régime du plaisir” de Dominique Guyaux

« Food Enzymes , Santé & Longévité » du Docteur Edward Howell (1946)

Price-Pottenger Nutrition Foundation (PPNF) : “Nutrition and physical dégénération, Pottenger’s cats” et “The guide to living foods workbook”. U.S.A.

images :

https://www.pexels.com/photo/cooking-pot-near-burning-wood-2071562/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Esquimaux#/media/File:Eskimo_Family_NGM-v31-p564-2.jpg