Historiquement, les occidentaux ont toujours porté des changes. Il en est de même presque partout. A l’exception des pays au climat très chaud ou souvent les Hommes vivent nus. Dans ces lieux, les mères doivent anticiper afin de gérer au mieux les situations, et les bébés sont généralement propres plus rapidement.

Changement de couche
 » Le devoir paternel » de Adriaen Brouwer. (1631)

Dans les années 40

les femmes utilisent les langes pliées au carré, (exemple) adaptables sur les nouveaux nés comme les bébés plus âgés grâce à l’épingle à nourrice. Ces langes sont ensuite trempées, bouillies et nettoyées dans les lavoirs. Ce qui rend la tâche rude et la logistique compliquée. Progressivement, les industries développent des couches de plus en plus modernes jusqu’à l’avènement de la couche jetable en 1950 par Victor Mills (la future pampers).

Les couches jetables, un bain de produit chimique 24H/7

Les couches actuelles vendues par la grande distribution, contiennent beaucoup de produits fortement inadaptés au corps humain. Benzol, furane, dioxine, polyacrylate de sodium, tributyl étain, pour ne citer qu’eux. Certains  perturbateurs endocriniens, d’autres cancérigènes, destructeurs de système immunitaire, agresseurs cutanés ect.

Pour les garçon, une question de physiologie

Il a été démontré que la température scrotale augmente fortement chez les bébés portants des couches jetables (de par leurs compositions), ce qui ralentit le refroidissement des testicules des jeunes garçons. Les testicules sont anatomiquement à l’extérieur du corps de sorte qu’elles se maintiennent à une température moindre. Dans le cas contraire, il peut y avoir des problèmes de développement, dont peuvent découler la stérilité.

Un vrai problème écologique

Ces couches jetables survivront bien des années à vos enfants puisqu’elles peuvent mettre jusqu’à 500 ans à se dégrader complètement.

Les alternatives :

L’hygiène naturelle infantile

Il semble important de signifier qu’il est tout à fait possible de ne pas porter de couches. Certaines mère pratiquent l’HN dés la naissance et témoignent d’une véritable interaction avec leurs enfant , et d’une complicité.

garcon couchel’hygiène naturelle comme première forme de communication.

D’après Ingrid Bauer, l’auteur de « Diaper free« , les bébés peuvent tout à fait vivre sans couche. Il suffit pour les parents d’être à l’écoute des signaux émit par leurs progénitures avant de vider leurs intestins, ou leurs vessies.

Cette méthode est pratiquée depuis toujours dans des régions ou les couches ne sont pas disponibles.

Un nourrisson urine entre 8 et 18 fois par jour. Il a des habitudes qui se régularisent, urinant avant ou après la tété par exemple. un parent attentif pourra repérer ce rythme et mettre l’enfant en condition d’uriner à ces moments propices. Souvent le pot est placé sur les genoux, afin de garder un contact affectif. On peut aussi utiliser des signes rudimentaires (comme serrer le poing) qui sont issus du langage des signes français pour enfant (LSF) pour définir ce moment.

Un bébé à qui on met une couche, perd le contrôle de ses sphincters, cependant il peut aborder la propreté dés la naissance, et la ré-aborder suite à un arrêt quand le moment est propice.

Il est nécessaire de toujours faire preuve de patience. La propreté ne s’apprend pas, elle s’accompagne.

Les couches lavables

NB : Cet article ne fait pas la promotion d’une marque en particulier. Il est juste le résultat d’expérience de vie sur plusieurs années.

Plusieurs types de couches existent :

  • Les langes à plier : (type standard : env 5€ en bio) elles sont pratiques, car utilisables dés la naissance, et peu couteuses. Elles nécessitent un snappy (env 2€) pour remplacer les traditionnelles épingles de sureté et  des surcouches imperméables lavables.
  • Les tout-en-un : (essais porté sur le type Imse-vimse TE1 : env 20€) très attirantes, car souvent joliment décorées, elles représentent la couche de rêve par son côté pratique, mais requiert d’en disposer de beaucoup. En effet,  elles résistent fort mal au sèche linge (voir même pas du tout) et nécessitent donc un long temps de séchage sur étendoir pour maintenir l’imperméabilité du revêtement extérieur. Elles vieillissent plutôt mal. Les tailles s’étendent sur 6 groupes, donc à racheter à chaque fois que l’enfant grandit.

    couches et doublures
    Les couches lavables peuvent être à réglage pression (gauche) ou scratch (droite). cliquer pour zoomer
  • les multi-tailles (3 tailles) : (essais porté sur la multi-taille de popolini) peu convainquant du fait du prix (env 15€) de l’absorption, il faut souvent rajouter une doublure à l’intérieur (env 5€) pour éviter les fuites, et une surcouche interchangeable.
  • les réglables à scratch (3/15kg) : (essais porté sur la panda de popolini) s’utilise avec une doublure et une surcouche imperméable interchangeable. Il semble que popolini ait arrêté ce modèle, et on comprend bien pourquoi ! Si à la naissance elles semblent intéressantes, plus le temps passe et moins les scratchs tiennent. Sans parler des liaisons aux cuisses qui laissent tout passer, et des doublure qui ne tiennent pas correctement. Incontestablement une des pires couches. Leur seule qualité est celle de pouvoir tenir sur de tout petit corps de nouveau nés ou préma.
    • les réglables à pression (5/15 kilos) : (essais porté sur l’ultrafit de popolini : env 16€) s’utilise avec une doublure et une surcouche imperméable interchangeable. Une bonne couche à partir de 5 kilos, avant ça flotte nettement. elle nécessite donc de commencer aux langes (pour un petit investissement), ou aux jetables bio pour quelques semaines en attendant. Cependant elles se maintiennent bien jusqu’à la propreté.
surcouche couches lavables
Les surcouches peuvent être à réglage élastique (gauche) ou scratch (centre et droite) colorés ou non. Cliquer pour zoomer
  • Les intermédiaires : (essais porté sur l’imse-vimse, culotte de propreté : env 20€) Bébé va sur le pot, mais il lui arrive encore de petits accidents, c’est la culotte propice à l’émancipation. En prévoir beaucoup.

Pour cause de durabilité, les surcouches imperméables de tous ordres, doivent impérativement sécher autrement qu’en tambour. il faut veiller à en avoir suffisamment.

Bon à savoir : dans le livre « Élever son enfant autrement » de Catherine Dumonteil-Kremer, il est expliqué comment confectionner soi-même ses couches, ce qui permet pour les petites bourses, d’avoir une démarche écologique à moindre coût.

Pour conclure

L’hygiène naturelle comme approche de la propreté nécessite un contact rapproché avec l’enfant, comme le portage et le cododo. Elle est difficile à concevoir si l’enfant est en structures d’accueil ou chez une nourrice. Les couches lavables sont aussi couramment refusées en crèches.

Dans tous les cas, on ne saurait que vivement conseiller aux mères qui le peuvent, de prendre un maximum de disponibilités lors des premières années de vies de leurs bébés.

 

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Références bibliographiques :

« Élever son enfant autrement » de Catherine Dumonteil-Kremer

Source Image :

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/f/fa/Unangenehme_Vaterpflichten.JPG

https://www.pexels.com/photo/baby-eyes-smooth-skin-wrapped-26095/

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